Usine à tanin

HISTORIQUE

usine à tanin

1847 : création de l’usine par Paul HERMET. Elle s’est installée à l’emplacement d’un moulin appartenant à des frères ROURE.

C’est à partir de 1855 que l’usine s’est mis à produire exclusivement du tanin, produit obtenu après traitement du bois de châtaignier.

1867 : ouverture du chemin de fer, ce qui a permis à l’usine, un développement important pour l’évacuation des produits tanants vers l’extérieur.

1888 :

La cheminée est haute de 40 mètres et a une surface au sol de 8,50 m². Elle est en briques de terre cuite, et porte sur sa partie haute la date de sa construction. A l’origine, l’usine avait une cheminée rectangulaire qui fut démolie quelques années après la construction de la nouvelle cheminée cette fois-ci circulaire.

Tout au long de son activité, des modifications ont été apportées à l’usine : agrandissement et extension des bâtiments.

1964 : fermeture de l’usine due à la concurrence des produits de synthèse.

1967 : un projet de réhabilitation de l’usine fut proposé pour la fabrication d’objets en matière plastique. Ce projet tomba finalement à l’eau.

FONCTIONNEMENT

Le bois de châtaignier, une fois coupé en morceaux d’à peu près 2 mètres arrivait par ce qui est aujourd’hui la route départementale n° 906.

Les bûches de bois étaient pesées sur la bascule (encore aujourd’hui on y associe le terrain), puis transportées par wagonnets à l’atelier des coupeuses. Celles-ci les transformées en copeaux.

Les copeaux étaient ensuite entreposés dans des « marmites » pour dissoudre le tanin. Une marmite était composée d’un tiers de copeaux et deux tiers d’eau, chauffée à 120 °. La dissolution du tanin s’opérait par un lessivage méthodique en plusieurs étapes.

 

Ensuite la concentration était réalisée par l’évaporation dans des petites autoclaves. A la sortie, la pâte liquide de couleur cacao et d’une teneur d’environ 70 % de tanin, était stockée dans la salle des cuves et  transportée dans des tonneaux ou fûts.

Un appareil, le « KESNER », permettait de concentrer le tanin liquide avant de l’évaporer puis de le réduire en poudre. Le tanin sec était emballée et transporté dans des sacs de toile.

Les tonneaux (tanin liquide) ou sacs de toile (tanin en poudre) étaient ensuite expédiés.

L’extrait sec est plus facilement vendu que l’extrait liquide pendant la première moitié du XXème siècle. Sa meilleure présentation et sa plus grande maniabilité permettent de l’exporter en Angleterre, Allemagne, Suisse, Hollande et Argentine.

Après 1950, l’évacuation de l’extrait liquide est favorisé par la mise en place d’une pompe refoulant le tanin vers la plate forme au-dessus de l’usine, où peuvent accéder des camion-citernes transporteurs.

 

Les mécanismes des turbines et chaudières de l’usine sont actionnés par la force hydraulique. L’eau de la Gardonnette est capté en amont de l’usine, amenée dans deux bassins de réserve par un béal creusé dans le rocher. L’entrée et le débit de l’eau dans ses bassins sont commandés par un martingale.

En aval de l’usine, plusieurs bassins de décantation permettent le rejet d’une eau nettoyée du plus gros des produits.

 

 USINE A TANIN DE NOS JOURS

 

 

 

 

 

 

 

Au début des années 2000, la commune a acquis le terrain de l’usine, quant à la villa HERMET où résidait M HERMET, patron de l’usine, elle a été achetée par des particuliers qui en ont fait des chambres d’hôtes.

  

 

 

 

 

 

 

En 2012, le terrain de l’usine a été cédé à la Communauté de Communes des Hautes Cévennes, porteur du projet, en partenariat avec le Conseil Général du Gard, de la création d’une halle de sport.

Les travaux de démolition ont débuté en novembre 2012.

 

 

 

 

 

 

 

 

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