Sentiers

LA VOIE REGORDANE

Le chemin Régordane est une partie de la route qui a pendant les premiers siècles du Moyen-Âge relié le nord de la France à la Méditerranée. Elle souligna à partir de l’an 843 la frontière entre les royaumes francs de Charles II le Chauve (à l’Ouest) et de Lothaire Ier (à l’Est), tous deux nés de la division de l’Empire carolingien. Suivant une faille à travers la montagne, elle menait du Puy-en-Velay au port de Saint-Gilles, de l’Auvergne au Languedoc. Constamment aménagée, pavée par endroits, dotées de ponts et de… péages, elle était très fréquentée, notamment par les messagers, les commerçants et les pèlerins partis du Puy-en-Velay pour Saint-Jacques de Compostelle.

Au XIVe siècle, la frontière étant déplacée dans la vallée du Rhône – ce qui contribua à l’essor des foires de Lyon –, la voie Régordane perdit de son attrait, sauf pour les routiers, ces brigands qui semaient la terreur chez les voyageurs. Sur son parcours, ont également circulé des troupes aux temps des guerres de religion et de la révolte des Camisards. Les terres traversées étaient en effet des plus huguenotes.

La Régordane invite le voyageur à la rencontre des pays, des hommes et leur histoire. Chemin de la liberté, chemin de tolérance, elle nous engage à l’écoute attentive du terroir.

Le trajet

Le Puy-en-Velay, Castaros, Pradelles, Langogne, Luc, La Bastide-Puylaurent, La Garde-Guérin, Villefort, Génolhac, Chamborigaud, Portes, Alès, Boucoiran, Nîmes, Saint-Gilles.

Pour plus de renseignements :

Association la Voie Régordane
Office de Tourisme d’Alès
Place de l’Hôtel de ville 30100 ALÈS
Tél.04.66.52.32.15 – Fax.04.66.52.57.09

ou 

http://www.voie-regordane.com/index.html

 

SENTIER DES BOUZEDES

sentier des bouzedes

Les drailles, qu’est-ce c’est ?

Le chemin des troupeaux, appelé communément « draille », suit les passages des ovins qui conduisent à l’estive. La draille n’est pas un itinéraire reliant des bourgades ou des zones de transhumance, lesquelles naissent des plaines et se rejoignent sur des nœuds, une fois réunies elles constituent alors de grandes collectrices sur les massifs.

Par exemple, les emplacements retenus pour les arrêts de midi et du soir ont traversé les siècles sous les noms des pauses, des parades ou des aires. concernant les aires ou ayres, le même nom ou les mêmes diminutifs ont également servi à désigner les surfaces planes où l’on dépiquait les céréales au rouleau ou au fléau (comme les Aires des Bouzèdes). Ainsi, pour les différencier, il est utile de savoir que les aires de couchées des brebis recherchaient l’abri, tandis que, les aires à blé doivent être, si possible, installées sur une éminence pour que les vents y soufflent de toutes les directions. Les aires moutonnières se distinguent en Cévennes souvent comme de vastes clairières entourées de châtaigniers, installées sur un replat reliant deux éminences empruntées par la draille. Au Moyen-Age, il était aussi d’usage pour les éleveurs de faire étape à l’extérieur des murailles de la ville. Cette pratique expliquerait l’origine de la place des Ayres à Génolhac, qui se situe en effet à l’extérieur des remparts et dont l’emplacement se prêterait plutôt à un abri pour une halte qu’à un terrain venté pour y battre le blé. de plus, un peu plus bas, toujours à l’extérieur des remparts, la rue du Triadou serait aussi liée aux coutunes du berger. le Triadou serait en effet un enclos ou un couloir, qui servait à rassembler les troupeaux de différents éleveurs avant le départ collectif pour l’estivage et qui, au retour, permettait de trier les bêtes avant de les diriger à l’aide de barrières pivotantes dans les parcs différents.

 

CHEMIN DE STEVENSON

Entre Auvergne et Languedoc-Roussillon, le chemin de Stevenson relie le sud du Massif Central aux Cévennes profondes.

Le 22 septembre 1878, le jeune écrivain écossais Robert Louis Stevenson part à pied du Monastier sur Gazeille (Haute Loire) avec l’ânesse Modestine. 12 jours, 220 km plus tard, il arrive à Saint Jean du Gard. 

Son journal de route fut publié en 1879 sous le titre de « Voyage avec un âne dans les Cévennes » et précéda de quelques années ses ouvres les plus connues : « L’île au trésor » et « Le cas étrange de Dr Jekyll et de Mr Hyde ». Cet ouvrage a permis de retracer son itinéraire, devenu le Chemin de Stevenson (GR 70) qui offre aux randonneurs la possibilité de suivre les traces de cet aventurier écossais amoureux de la France.

 Pour plus de renseignements : http://www.chemin-stevenson.org/

 

LES CHEMINS DE PETITE RANDONNEE

Les chemins de petites randonnées sont des marches de 3 à 4 heures, à parcourir à la demi-journée ou la journée. 

Dix-sept itinéraires vous sont proposés autour de Génolhac pour vous faire découvrir les Hautes Cévennes, entre la Vallée de la Cèze et le Mont Lozère. 

Le topoguide est en vente à l’Office de Tourisme Intercommunal des Hautes Cévennes au prix de 5€. Pour chaque itinéraire, vous disposez d’un fond de carte, d’un profil topographique vous indiquant le dénivelé et d’informations historiques, naturalistes ou patrimoniales du chemin.

 

http://www.cevennes-montlozere.com/randonnees/genolhac.html

N’hésitez pas à les contacter pour toutes informations complémentaires au 04.66.61.09.48

 

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